Augmentation tarifaire chez certains spécialistes : quel impact sur le reste à charge des patients


La revalorisation de certains tarifs de consultation s’inscrit dans le cadre de l’accord conventionnel conclu en 2024 entre les syndicats de médecins et l’Assurance maladie. Initialement attendues à l’été 2025, plusieurs mesures avaient été reportées dans un contexte de tensions budgétaires, avant d’entrer finalement en vigueur au 1er janvier 2026. Zoom sur l’impact sur le reste à charge des patients.

Augmentation tarifaire chez certains spécialistes : quel impact sur le reste à charge des patients
  • Spécialités concernées : pédiatrie, psychiatrie, neurologie, gynécologie, dermatologie, endocrinologie, médecine physique et de réadaptation, ainsi que certains actes techniques, chirurgicaux et obstétriques.
  • Praticiens concernés : médecins en secteur 1 et en secteur 2 avec Optam (tarifs encadrés).
  • Impact sur le reste à charge : surtout en cas de dépassements d’honoraires et si la mutuelle n’est pas adaptée au ticket modérateur (garantie limitée à 100 % BRSS ou plafonds insuffisants).
Médecine douce

Augmentation tarifaire chez certains spécialistes : ciblées et encadrées

Le périmètre de ces hausses tarifaires est circonscrit. Elles concernent les médecins exerçant en secteur 1 ainsi que ceux de secteur 2 ayant adhéré à l’option pratique tarifaire maîtrisée (Optam), c’est-à-dire les praticiens qui s’engagent à limiter leurs dépassements d’honoraires.

Pédiatrie, psychiatrie, neurologie… les spécialités concernées

Plusieurs spécialités voient leurs tarifs évoluer à compter du 1er janvier 2026, avec des revalorisations ciblées sur certains actes jugés prioritaires, par exemple : 

  • En pédiatrie, les examens obligatoires des enfants âgés de moins de 2 ans passent ainsi de 45 à 50 euros.
  • En psychiatrie, la majoration dédiée à la prise en charge des enfants est également revue à la hausse, passant de 12 à 18 euros
  • Du côté de la neurologie, la consultation standard en secteur 1 progresse légèrement, avec une augmentation de 2 euros.
  • En gynécologie, la consultation augmente de 3 euros pour atteindre 40 euros.

D’autres spécialités sont concernées par ces ajustements, notamment la dermatologie – avec une revalorisation de certaines consultations spécifiques comme le dépistage –, mais aussi l’endocrinologie ou encore la médecine physique et de réadaptation.

Au-delà des consultations, certains actes techniques font également l’objet d’une revalorisation, tout comme des actes de chirurgie et d’obstétrique

L’impact pour les assurés

Pour les patients, ces revalorisations peuvent se traduire par une évolution du reste à charge, avec des effets variables selon les situations. Concrètement, le Remboursement chez les spécialistes (généralement 70 % hors participation forfaitaire) s’applique sur une base plus élevée, ce qui augmente légèrement la part prise en charge.

Pour autant, cela ne signifie pas que votre reste à charge diminue. Comme le tarif de la consultation augmente lui aussi, la somme restant à payer peut rester stable… ou progresser.

La situation dépend ensuite du secteur du praticien. En secteur 1 ou en secteur 2 avec Optam, les tarifs sont encadrés, ce qui limite les écarts. En revanche, en présence de dépassements d’honoraires, la base de remboursement de l’Assurance maladie ne couvre que le tarif conventionnel : toute somme au-delà reste à votre charge, sauf prise en charge par votre complémentaire santé.

Mutuelle santé : des garanties à examiner de près

Face à ces revalorisations, le rôle de la complémentaire santé devient central pour limiter le reste à charge. Les points à vérifier dans votre contrat : 

  • Prise en charge des dépassements d’honoraires.
  • Niveaux de remboursement (100 %, 200 % BRSS ou plus) :
    100 % BRSS couvre uniquement la base de remboursement de l’Assurance maladie.
    200 % BRSS et plus permettent de couvrir tout ou partie des dépassements, selon les tarifs pratiqués.
  • Garanties renforcées selon les spécialités : certains contrats proposent une meilleure prise en charge pour des postes comme la gynécologie, la psychiatrie ou certains actes techniques, utiles en cas de suivi régulier.
  • Plafonds et forfaits annuels : à vérifier attentivement. Une fois le plafond atteint, les remboursements diminuent voire cessent, ce qui peut augmenter le reste à charge sur la fin de l’année.

Ces revalorisations tarifaires s’inscrivent dans un contexte plus large d’évolution des dépenses de santé. L’impact immédiat sur les patients reste globalement modéré lorsque le parcours de soins est respecté et que les consultations s’inscrivent dans le cadre des tarifs encadrés.

En revanche, ces ajustements peuvent, à plus long terme, se répercuter sur les cotisations des complémentaires santé, qui adaptent leurs garanties aux niveaux de remboursement à couvrir. Pour les assurés, l’enjeu reste donc le même : anticiper l’évolution du reste à charge et vérifier que leur niveau de couverture demeure cohérent avec leurs besoins, en particulier en cas de recours à des spécialistes ou de dépassements d’honoraires.

Comparer les contrats de mutuelle permet d’identifier les garanties les plus pertinentes selon votre profil et vos habitudes de soins.

Source de l’article : Augmentation tarifaire chez certains spécialistes : quel impact sur le reste à charge des patients
https://www.assurance-maladie.ameli.fr/presse/2025-12-22-cp-convention-medicale-ce-qui-change-en-2026

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