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Comment optimiser ses dépenses de santé ?

Augmentation des tarifs des complémentaires santé, baisse des remboursements, manque d’information, les Français ont de plus en plus de difficultés à se soigner à moindre coût.

Pour preuve, une étude révèle qu’un Français sur trois renonce aujourd’hui à se soigner et que 22 % des Français sacrifieraient les postes de santé comme l’optique et le dentaire jugés trop onéreux et peu remboursés.
Il est pourtant possible de réduire ses frais de santé en suivant quelques conseils simples.

Pensez aux bilans de santé gratuits

  •  Pour les assurés

La sécurité sociale propose tous les 5 ans, à tous les assurés et ayants droit, quel que soit son régime d’assurance maladie, un bilan gratuit permettant de dépister les premiers signes d’une affection ou d’une maladie. Ce bilan est ainsi prioritairement adressé :

  • Aux bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA) et de la CMU
  • Aux chômeurs
  • Aux jeunes de 16 à 25 ans en stage de formation
  • Aux personnes âgées de 60 à 75 ans
  • Aux personnes invalides, handicapées et bénéficiaires d’une rente d’accident du travail
  • Aux personnes inactives qui ont été exposées à des matériaux dangereux pendant leur vie professionnelle (amiante, poussière de bois)

Ce bilan, d’une durée de deux heures et demie, se déroule en une ou deux étapes selon les centres. Il prévoit des analyses bio-médicales (sang, urine), des tests (visions, audition et de capacité respiratoire) ainsi qu’un examen clinique pratiqué par un médecin. Des examens complémentaires ou un suivi médical peuvent être déclenchés à la suite de ce bilan avec une consultation chez le médecin totalement prise en charge par l’Assurance Maladie.
Pour en bénéficier, vous pouvez envoyer une demande d’inscription à votre Caisse d’Assurance Maladie qui vous recontactera par la suite.

  • Pour les enfants

Le service départemental de protection maternelle infantile, offre aux femmes enceintes et aux enfants de moins de 6 ans un bilan de santé gratuit.
L’Assurance Maladie propose également aux enfants et adolescents âgés de 6 ans, 9 ans, 12 ans, 15 ans et 18 ans, un examen bucco-dentaire gratuit appelé « M’Tdents ». Un mois avant leur anniversaire, une invitation est envoyée par l’Assurance Maladie. Vous pouvez ainsi choisir d’amener votre enfant chez le dentiste de votre choix muni du bon de prise en charge joint au courrier. Cet examen ne nécessite aucune avance de frais.
Si votre enfant doit recevoir des soins complémentaires suite à cet examen (traitement des caries et des racines, détartrage…), ces soins sont pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie sous condition d’être effectués neuf mois suivant l’examen.

Astuces pour réduire vos frais en médicaments.

  • Privilégiez le réseau de professionnels de santé des mutuelles

Grâce aux accords passés entre les mutuelles et certains professionnels de santé, vous pouvez bénéficier de soins à moindre coûts.
Comment ça marche ?
Suite à un appel d’offres, les mutuelles se constituent un réseau de partenaires (dentistes, opticiens…) s’engageant à respecter une charte de qualité ainsi que des tarifs négociés.
Vous pouvez ainsi bénéficier de prix compétitifs et du tiers payant (selon les garanties).
Ces informations sont généralement mises à disposition sur les sites Internet, vous permettant d’identifier le professionnel le plus proche de chez vous.

  • Réduisez vos dépenses en médicaments

1. Comparez les prix des médicaments entre eux et d’une pharmacie à l’autre

A l’heure où les médicaments jugés inefficaces par la Haute Autorité de Santé (HAS), sont de plus en plus déremboursés par la Sécurité sociale, le consommateur doit devenir un véritable acteur dans le choix de ses prestations de santé et notamment dans l’achat de ses médicaments.

  • Dans le cadre d’une prescription : Si votre médecin vous prescrit des médicaments, n’hésitez pas à lui demander si ils sont pris en charge par la Sécurité sociale auquel cas demandez son générique s’il en existe un.
  • Dans le cas ou vous souhaiteriez acheter vous-même vos médicaments pour traiter des symptômes bénins (automédication), sachez que deux types de médicaments en libre-service sont commercialisés à des prix différents :
  • Le premier concerne les médicaments dont les prix ne sont pas encadrés. Vous pouvez ainsi retrouver des différences de tarifs allant du simple au triple selon les pharmacies et les régions de France. Des comprimés contre la nausée peuvent par exemple être vendus entre 2,93 € et 10,20 €, du paracétamol peut coûter entre 1,64 € et 4,50 € et un simple sirop contre la toux entre 2,50 € et 3,87 €.

Les pharmacies ont l’obligation d’afficher clairement le prix des médicaments sur des étiquettes. Dans ce cas, n’hésitez pas à comparer les tarifs d’une pharmacie à l’autre.

  • Le second concerne les médicaments ayant un équivalent remboursé par la Sécurité sociale, il s’agit des médicaments génériques. Leurs prix sont fixés par les pouvoirs publics et sont souvent moins chers que leurs équivalents en libre-service. Leurs TVA sont d’ailleurs plus avantageuses (2,1% pour les médicaments remboursés contre 5,5 % pour les médicaments non remboursables).

De ce fait, un même médicament peut être vendu à différents prix sous différents emballages et noms. Par exemple : Pour deux ibuprofène identiques, le Nureflex® (200gr) en boîte de 20 comprimés est 60 % moins cher que le Nurofen® (200gr).

Si vous achetez un médicament sans ordonnance, n’hésitez pas à demander à votre pharmacien un médicament remboursable présentant la même molécule.

2. Réduisez vos frais de franchise

Une franchise de 0,50 € est déduite sur chaque boîte de médicament prescrite (dans la limite de 50 € par an). Pour réduire ces coûts de franchise, il est possible pour certaines pathologies de demander des boîtes de médicaments en « grand conditionnement » pour plusieurs mois de traitement. Dans le cadre d’un traitement de longue durée, il est par exemple possible de demander des boîtes couvrant un traitement de trois mois pour éviter de payer 50 centimes pour chaque boîte de médicament.
Autre avantage, le prix diminue en fonction de la quantité de médicaments.
N’hésitez pas à vous informer auprès de votre pharmacien.

3. Informez-vous des tarifs pratiqués

  • Sur Internet

Aujourd’hui, grâce à Internet, il est facile d’accéder aux tarifs pratiqués par les médecins et les spécialistes mais aussi ceux des hôpitaux et cliniques en fonction d’une spécialité.
Le site Ameli-direct propose notamment de choisir un médecin ou spécialiste en fonction de son secteur. Les professionnels de santé exerçant en secteur 1, pratiquent des tarifs de convention (ex : 23 € pour une consultation chez un médecin traitant) et ceux enregistrés en secteur 2, ont des honoraires libres. Si votre mutuelle ou complémentaire santé ne prend pas en charge les dépassements d’honoraires, veillez à bien choisir un médecin pratiquant en secteur 1.
Pour une hospitalisation, vous aurez également accès à plusieurs informations comme le coût de l’intervention, le montant des remboursements et du reste à charge.
N’hésitez pas à comparer les tarifs pratiqués d’un établissement de santé à l’autre pour une même spécialité.

  • Par le biais des devis

Comme pour tout achat de consommation courante, vous pouvez vous rendre compte des différences de prix pratiqués chez des professionnels de santé, pour une même prestation, grâce aux incontournables devis. Ainsi, même une intervention de type chirurgical peut devenir comparable et même négociable.
Lors d’un achat de lunettes par exemple, n’hésitez pas à demander différents devis pour une même monture. Le prix des verres peut varier selon l’offre, « économique », « personnalisée »… Le prix qui vous est présenté en premier fait souvent partie de l’offre la plus chère.
Enfin, sachez que les professionnels de santé ont l’obligation de vous délivrer un devis pour tout acte supérieur à 70 €. Ce devis doit préciser la nature et le montant des actes ainsi que le dépassement effectué.

A noter : Certaines mutuelles proposent de comparer vos devis aux offres les moins chères de leur réseau. Cela vous permet de négocier les dépassements excessifs.

4. Pensez aux autres services de santé

  • Le service des facultés

Les étudiants en 4ème ou 5ème année des spécialités dentaires ou optiques s’exercent sur de vrais patients. Cela vous permet de bénéficier de 40 % à 50 % de remise sur vos soins. Seul bémol, il faut prendre rendez-vous, pendant les heures de cours et l’attente est souvent longue.

  • Les centres de santé mutualistes

Ces centres accueillent tous les assurés sociaux bénéficiant ou non d’une mutuelle. Les tarifs qui y sont pratiqués sont plus bas que ceux du marché et les services proposés sont variés :

  • Accueil des personnes handicapées
  • Accueil des personnes âgées
  • Accueil petite enfance
  • Centre dentaire mutualiste
  • Médecine de ville / soins infirmiers
  • Optique
  • Pharmacie

Selon votre département, trouvez un service de santé grâce au site de la Mutualité Française.

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