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L’acte fondateur

La mise en place d’un régime de complémentaire santé en entreprise doit systématiquement s’accompagner d’un acte fondateur, qu’il s’agisse d’un régime provenant d’une décision unilatérale de l’employeur ou d’un accord collectif négocié avec les organisations syndicales. Cet acte fondateur est différent du contrat d’assurance qui définit les conditions de mise en place pratique du régime avec un assureur.

Acte fondateur et décision unilatérale de l’employeur

L’acte fondateur est particulièrement important dans la décision unilatérale de l’employeur, car c’est dans ce cas que la tentation est la plus forte de signer un contrat d’assurance sans autre formalité préalable. Or, dans tous les cas, l’entreprise a besoin d’une décision formelle qui fait foi dans la mise en place d’un dispositif de complémentaire santé. Ce document est systématiquement demandé par les URSSAF pour dater la mise en place du régime.

Sa rédaction est relativement libre. Elle mérite toutefois une attention très particulière par les conséquences qu’elle peut avoir pour la qualification fiscale future du contrat.

Quelles informations porter dans l’acte fondateur ?

L’acte fondateur peut être extrêmement succinct ou extrêmement complet.

Il doit au minimum mentionner qu’il met en place un régime de complémentaire santé dans l’entreprise, et dater cette mise en place en soulignant que le contrat est collectif et obligatoire. Le bon sens recommande d’y ajouter les garanties de base et optionnelles (s’il y en a) prévues pour les salariés et, le cas échéant, leurs ayant-droit (les énumérer, mais aussi indiquer le niveau de garanties). Ces garanties doivent évidemment être conformes aux régales nécessaires pour bénéficier de la fiscalité la plus favorable. Certains y ajoutent le tarif pratiqué, la ventilation des cotisations entre employeurs et salariés, voire le nom de l’assureur.

On notera toutefois que tout changement d’assureur, dans ce cas, ou tout changement de tarif, obligera à modifier l’acte fondateur. Certains mentionnent dans cette décision que le tarif peut être modifié par simple convention, mais cette solution reste juridiquement délicate et inconfortable.
En résumé, plus l’acte fondateur sera exhaustif, plus il nécessitera de modifications dans le temps. L’employeur doit donc bien mesurer le degré de précision de sa décision unilatérale lorsqu’il la formalise. Il risque en effet, s’il est trop précis, ou s’il l’est trop peu, de s’exposer à des remarques désagréables du contrôleur URSSAF qui lui rend visite.

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